Protégé : Là où je t’emmènerai… (suite)

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Ça n’est pas toi

Ça n’est pas toi

Je suis en cage dans ma mélancolie et on ne m’a pas laissé la clé. Toi tu as tant de fois essayé de la trouver, forcé la serrure, même secoué la cage. Mais elle ne s’ouvre que de l’intérieur, ne le vois-tu pas ?

Si j’ai l’air malheureuse, si mon sourire se fane, si mes yeux se figent sur le vide…mon vague à l’âme, ça n’est pas toi.

Si mes envies me quittent, si je me traîne sur des occupations insipides, si je ne me sens plus bonne à rien, ça n’est pas toi.

Si je ne vois plus le beau autour de moi, si les nuances de gris ont remplacé les couleurs, si les instants se succèdent en fondus enchaînés, ça n’est pas toi.

Si je n’entends plus les rires d’enfants, la musique, les mots doux. Si je fais du silence mon refuge, ça n’est pas toi.

Si je ne trouve plus le bonheur à chaque coin de rue, si je ne l’attends plus. Si le verre pour moi n’est plus qu’à moitié vide, ça n’est pas toi.

Si je me tourne vers d’autres yeux, si je me donne à d’autres mains, si j’embrasse d’autres lèvres et griffe d’autres peaux, ça n’est pas toi.

Toi, tu m’aimes malgré la cage et fais briller le monde autour d’elle. Tu rends mes barreaux doux et fais pousser des fleurs autour. Tu m’entoures, tu me réchauffes. Tu ne me perds jamais de vue et tu accoures si je trébuche. Aucun autre n’est capable de ça. Aucun autre. Ça, c’est toi.

 

Cendres

Cendres

D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie seule. Je n’utilise pas cette expression pour signifier que je me suis toujours sentie « abandonnée », non. Ce que je veux dire plutôt, c’est que je n’ai jamais vraiment pu compter sur quelqu’un d’autre de manière aussi certaine que sur moi-même. Et pourtant… J’ai été une enfant. Les enfants s’en remettent à leurs parents. Quand donc cette assurance m’a-t-elle abandonnée ?… Lire la suite « Cendres »