Protégé : Le dessert…revisité (2)

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Le dessert (la suite)

Le dessert (la suite)

J. prend alors la parole : « Puisque tu sembles vouloir me démontrer ton audace, tu vas dès maintenant te rendre à l’hôtel et nous attendre. Tu seras installée sur le fauteuil, parée de cette lingerie qui t’habillera admirablement, sans remettre ta culotte évidemment…et tu conserveras ces talons qui mettent si bien en valeur tes jambes et tes chevilles. Tu auras les yeux bandés. »

Tu me regardes en souriant. Je lis : « j’ai furieusement envie de toi« . Tu me donnes la carte de l’hôtel, sur laquelle figurent l’adresse et le numéro de la chambre. Tu m’indiques qu’on me donnera les clés à la réception, tu prends mon cou entre tes deux mains et tu m’embrasses avec une fougue qui ne laisse aucun doute sur l’intensité de ton désir. Tu dénoues enfin ta cravate et me la confie, sans avoir besoin de me préciser à quoi elle servira…

« -Je n’ai pas droit à un aussi délicieux au revoir, moi aussi ? », interroge J. Je le fixe plusieurs secondes, finis par lui sourire malicieusement puis tourne les talons.

C’est un bel hôtel, que vous avez choisi. Le voiturier et le bagagiste me saluent avec bienveillance, le groom se montre très souriant, et l’hôtesse à l’accueil a une voix douce et apaisante. Tout autour de moi est serein et feutré. Un instant j’oublie ce jeu autour du dessert. Je me sens choyée, détendue, dans du velours… Je pénètre dans la chambre, immense, aux tons gris et mauves. Il y a en effet un confortable fauteuil dans un coin de la pièce, qui donne sur le lit. Je me demande si c’est un hasard ou si l’un de vous l’a déplacé à dessein. Sur une commode, une bouteille de vin rouge déjà ouverte et trois verres déjà remplis. Sans réfléchir davantage (par peur d’avoir à reculer ?…) j’enlève ma robe pour ne garder que mon soutien-gorge noir à la dentelle si fine qu’elle ne cache rien de mes seins, le porte-jarretelles assorti, les bas-coutures si doux, qui me font sentir si femme, et mes chaussures dont les 14 centimètres de talons m’élèvent artificiellement au rang de femme fatale. Je me demande combien de temps je vais devoir attendre, et ce que vous vous dites, pendant que je m’impatiente. J’imagine toutes sortes de conversations, y compris un désaccord final, sur le fil, qui te ferait me rejoindre seul…et cette pensée me rassure tellement, tout à coup. Je n’ose pas réfléchir à ce scénario que peut-être, vous avez préparé depuis longtemps. Je vide mon verre, approche ta cravate de mon visage pour en sentir l’odeur et la douceur, et me bande les yeux. Je fais le vide…

Et soudain, on frappe.

J’entends au ralenti la porte s’ouvrir, des vêtements qui se froissent, des pas légers sur la moquette duveteuse, du vin qui coule, des verres qui s’entrechoquent. Aucune parole. Je mordille ma lèvre inférieure. C’est ici que je lâche prise. Je ne me demande pas quelle est la main qui se pose en premier sur ma cheville. Qui est passé derrière le fauteuil et caresse mes épaules, puis embrasse mon cou. Je savoure la sensation de ces mains qui remontent lentement, trop lentement, le long de mes jambes, suivant la couture de mes bas, la courbe de mes genoux, s’arrêtant juste avant d’atteindre la peau de mes cuisses qui brûle pourtant du désir d’être effleurée. Elles m’obligent à les écarter, pendant que les doigts qui étaient sur mon cou attrapent ceux de ma main droite et viennent les déposer sur mon sexe. Celui qui était à mes pieds s’éloigne et semble gagner le lit, tandis que l’homme dans mon dos attrape mes seins, les sort de leur parure de dentelles et les caresse de sa paume tout en pinçant délicatement mes tétons. Ma respiration s’accélère et se fait plus sonore, puis se mue en gémissements. Dans le noir, seules mes sensations comptent et elles sont si enivrantes… Ma main droite, qui me connaît si bien, explore mes lèvres et très vite, prend possession du berceau de mon plaisir. Elle y pénètre, s’y enfonce, s’y noie… Soudain il n’y a plus que moi : celui qui me tenait encore me lâche et s’éloigne. Vous êtes tous les deux spectateurs de mon extase, je le sais. La tête en arrière, le souffle court, je pose l’une de mes jambes sur l’accoudoir du fauteuil pour que vous en profitiez mieux encore.

« -L’autre, aussi. C’est la voix de J., ferme et autoritaire. Je m’exécute. Je me sens indécente, ce qui ajoute à mon excitation. Mais je sais que je ne vais pas jouir comme ça. Mon orgasme se jouera à quatre mains.

-Tu es exquise. Un succulent dessert…continue-t-il. Laisse-moi encore te goûter. »

Sa main vient attraper la mienne. Il prend mes doigts dans sa bouche et se délecte à nouveau du jus délicat de mon désir. Puis il m’entraîne près du lit, s’allonge, et m’ordonne de venir m’asseoir sur son visage. A tâtons, je remonte le long de ses jambes, effleure au passage son sexe tendu et ardent, caresse son ventre, son torse…il est déjà nu. Je suis sur lui à quatre pattes et me demande alors où tu es et sous quel angle tu m’observes. Je me cambre et approche mon visage de son cou. Je veux humer son parfum et percevoir son souffle. Mes jambes remontent le long de son corps, mes mains attrapent ses cheveux et me voilà au-dessus de sa bouche. Il saisit aussitôt mes cuisses et me plaque sur ses lèvres qui me dévorent littéralement. Il m’aspire et sa langue s’enfonce entre mes lèvres. Son avidité me surprend, et me transporte.

« -Retourne-toi maintenant ». Il n’a pas besoin de m’en dire davantage alors pour que je me penche et m’empare de sa queue. A mon tour de lui montrer ma gourmandise… Je sens ses mains sur mes fesses quand les miennes caressent son bas-ventre, l’intérieur de ses cuisses, et ce sexe déjà si raide. Elles vont et viennent autour de lui, tantôt très douces et tantôt plus appuyées. Mes doigts se resserrent autour de son gland, que ma langue vient titiller, et ma bouche enfin l’avale entièrement, comme par surprise. Je l’entends gémir à son tour, j’entends des mots qui se veulent encourageants ou flatteurs mais je ne les écoute pas. Je vampirise son plaisir, je le suce telle un succube qui ne l’abandonnera que quand il aura avalé jusqu’à la dernière goutte le suc de sa jouissance…

Mais je sens une troisième main dans le bas de mon dos. Elle remonte jusqu’à ma nuque, attrape mes cheveux et l’autre main, qui caressait ton sexe, le guide dans ma bouche. C’est toi à présent que je déguste. Ma main qui continue de branler J. suit le rythme de mes lèvres autour de ton membre, pendant que ma langue le parcourt elle-aussi, en secret. Elle se montre, parfois, quand elle s’attarde sur ton frein qu’elle chatouille de son extrêmité, avant de le lécher de toute sa largeur. Elle redescend ensuite tout le long de ta verge, appuyée, gourmande, accompagnée de mes lèvres. Et ma bouche t’engloutit entièrement. Je te garde tout au fond, ma langue masse la base de cette queue dont je ne suis jamais rassasiée. Mais tu me forces à reculer et à sucer J., de nouveau. Tu sembles t’éloigner mais très vite je te sens derrière moi. Tu t’enfonces d’un seul coup, fort, profondément. Je ne suis plus qu’un corps à la réceptivité exacerbée, mon cerveau branché exclusivement sur mes sens, brûlante…trempée. La bouche de J. se partage à présent entre nos deux sexes et notre langage n’est plus fait que de soupirs et de cris.

Après de longues minutes à profiter ainsi du goût de nos ébats, J. glisse à côté de nous. Je devine qu’il nous observe en se caressant. Quel spectacle en effet que deux amants unis dans le plaisir et la complicité, abandonnés à leur désir, comme seuls au monde… Tu me demandes alors de me redresser et d’écarter les jambes un peu plus. Il s’engouffre sous mon corps en sueur, attrape mes seins et joue avec sa langue. Tu te dégages alors qu’il tient son sexe et je viens m’empaler sur lui. Aussitôt tu appuies sur mon dos pour que je reprenne une position horizontale. « Cambre-toi », me chuchotes-tu…et à ton tour, tu t’enfonces en moi. Sensation inédite d’être remplie, contrainte à des mouvements légers, pénétrée par la masculinité deux deux hommes qui me désirent en même temps et m’envahissent, de toute leur vigueur. Je me sens à la fois reine et esclave et je jouis, en quelques secondes, complètement transportée dans une autre dimension.

J’ai l’impression d’avoir perdu connaissance, mais je sens vos mains et vos baisers partout sur ma peau. Tu as joui toi aussi, mais pas J. Il prend le temps de nous resservir un verre et me demande si je veux retrouver la vue. Mais je hoche la tête. En être privée décuple mes autres sens, rester dans cette magie me va bien. Il me complimente sur la douceur de ma peau, l’harmonie de mes courbes, la beauté de mes seins, ma sensualité, ma capacité de total abandon. Tes caresses et tes baisers accompagnent ses paroles et m’embrasent de nouveau. Mais tu t’éloignes sans que je ne comprenne pourquoi. Je perçois des mouvements sur le lit et j’entends tes soupirs. Tu détaches alors la cravate et je te vois allongé sur le dos, ta queue dans la bouche de J…. Loin de me choquer, cette image me fascine. Je souris, et je vous admire. Mais l’envie de le rejoindre finit par l’emporter et nos deux bouches s’occupent de toi, mélange de baisers et de fellation gourmande. Tu adores ça et tu bandes, de nouveau. Je donne mes doigts à J., qui les lèche avec application, puis ils partent à la recherche de ton point P, et tes soupirs se font cris. J’observe la manière dont J. te suce, précis, habile, expérimenté. Il me laisse prendre sa place et pendant quelques minutes tu n’es plus qu’à moi. Je te regarde fermer les yeux, te cambrer, tendre tes muscles. J’aime ton plaisir et les mots qui l’accompagnent… Je tourne la tête ensuite et regarde J. qui semble attendre, avec un sourire complice. Je comprends. Je retrouve ta cravate et tout en t’embrassant, je te prive à ton tour de la vue. Il s’approche de toi et entreprend de te pénétrer, doucement… Lui qui avait été si animal avec moi se fait maintenant doux et délicat. Et je suis à nouveau subjuguée par l’intensité de ce spectacle. Je ne cesse de te caresser et de t’embrasser, partout, et tu jouis sous ses va-et-vient juste avant qu’il ne jouisse en toi…

Je ne raconterai pas la douche que nous avons prise à trois, la façon dont vous m’avez entourée et avez pris soin de chaque parcelle de ma peau. Je ne raconterai pas nos sourires qui en disaient tant et nos paroles devenues superflues. Je ne raconterai pas la tendresse qui a bercé notre nuit après le départ de J., ni l’ardeur du petit matin. Je ne parlerai pas non plus du lien si particulier créé par ces émotions partagées.

Mais je peux dire que cette nuit-là je me suis sentie la femme la plus belle et la plus précieuse au monde, protégée et vénérée. Je peux dire que tu es le seul à m’emporter sur ces chemins qui me paraissent inaccessibles jusqu’à ce que tu attrapes ma main. Je peux dire, enfin, que lorsqu’on s’est quittés, comme à chaque fois nos yeux disaient…encore.

Qui a dit que la gourmandise est un vilain défaut ?…

 

La voix sous le pommier

La voix sous le pommier

C’est alors qu’apparut le renard.

– Bonjour, dit le renard.
– Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
– Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
– Je suis un renard, dit le renard.
– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
– Ah ! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : · Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
· Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu?
· Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est ce que signifie  » apprivoiser » ?
– Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
– Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
– Créer des liens ?
– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi, qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…
– C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…
– Oh ! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
– Sur une autre planète ?
– Oui.
– Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
– Non.
– Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?
– Non.
– Rien n’est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée :
– Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé… Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : – S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.
– Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
– Que faut-il faire ? dit le petit prince.
– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Le lendemain revint le petit prince.
· Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites.
– Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince.
– C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche : – Ah! dit le renard… je pleurerai.
– C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…
– Bien sûr, dit le renard.
– Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
· Bien sûr, dit le renard.
· Alors, tu n’y gagnes rien !
· J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta : – Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.
Le petit prince s’en fut revoir les roses.
– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard : – Adieu, dit-il…
– Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.
– Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…
Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry