Il n’y a pas de « si » en amour…

Il n’y a pas de « si » en amour…

« Si je n’étais pas marié… Si tu n’étais pas en couple…Si les enfants n’étaient pas si jeunes… Si tu habitais plus près… Si on pouvait se voir plus souvent… »

« Si toi et moi on s’était rencontrés plus tôt… Si ma vie n’était pas tellement compliquée… Si je savais vraiment ce que je veux… Si je n’étais pas si lâche… »

« Si tu n’avais pas été si attirante au premier regard… Si sensuelle au second… Si tu n’étais pas si merveilleuse… Si j’étais sûr de ne pas tomber amoureux… »

Si tu savais ce qu’est l’amour. Qu’il n’y a rien qu’il ne puisse être. Si s’aimer était simple. Si c’était seulement être bien ensemble, se voir dès qu’on en ressent l’envie. Ne pas taire, ne pas frustrer. Si cela ne nuisait à personne. Si cet amour se démultipliait sans jamais léser.

Avec nos si on met l’amour en bouteille. La bouteille dans une boîte. Et la boîte au grenier.

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Je prends

Je prends

Le premier regard que tu poses sur moi et tout ce qu’il me crie…je prends. Ce sourire qui le suis de très près…je prends. Tes mots et tes silences, tous aussi éloquents, je prends. Le désir que je lis dans tes yeux…je prends. Ces intentions que je devine… L’imaginaire qui s’emballe et qui n’a jamais été si près du réel…je prends. Les peaux qui se frôlent. Les soupirs qui t’échappent. La lèvre que tu mordilles sans me quitter des yeux. Je prends. Cette sensation d’être belle. Cette illusion d’être unique. Je prends. Le pouvoir que tu me donnes…je prends.

Ta main qui attrape mon bras sans que je m’y attende, je prends. L’autre qui caresse mon cou quand tes lèvres se posent sur les miennes, je prends. Nos souffles qui se mélangent. Nos langues qui s’entremêlent. Nos corps qui se rapprochent. Je prends. Ton ardeur et ta fébrilité…je prends. L’envie de se dévoiler davantage, de se serrer plus fort, de te goûter encore…je prends.

L’alcôve dans laquelle tu me guides, la fougue qui s’y cachait…je prends. L’impatience que tu contiens. Les élans qui s’en échappent. La délicatesse de tes gestes et tout à coup, leur fermeté. Je prends. Les boutons de ta chemise, défaits un à un. Ta ceinture qui me résiste. Tes doigts joueurs sur la dentelle. Les tissus froissés jetés au sol. Nos corps nus, libérés…je prends.

Nos appétits rassasiés pour un temps, l’avidité qui devient tendresse, je prends. Les paroles échangées, les rires, entrelacés…je prends.

Je prends les compliments qui demeurent et les souvenirs qui restent. Je prends la mémoire qui retient et la flamme qui ne s’éteint pas. Je prends tout cela. Et en retour je me donne, moi.